Tournoi interne du TCF 2026 : calculs politiques, coup d’Etat et amortis boisés
L’an dernier, pas de chance : le tournoi s’était déroulé en pleine semaine de canicule. Cette année, coup de bol phénoménal, nous sommes tombés sur la SEULE semaine de non-canicule! Profitant de cette météo clémente, certains joueurs ont même été vus en train d’exécuter des déplacements latéraux, une première depuis la création du club.
Un alignement des planètes ? Pas seulement. Le Président Alex avait délibérément choisi une date en plein mois de juillet : une super intuition du Président pour certains, un calcul politique visant à vider le tableau d'un maximum de concurrents pour garder son titre, selon les plus médisants dont cette agence journalistique ne fait évidemment pas partie.
Autre nouveauté cette année : fini les poules de niveau, on mélange tout le monde ! De toute façon, vu qu'il n'y a que du très haut niveau à Feigères, séparer les joueurs n'aurait eu aucun sens. On a même pu voir des amortis si amortis qu'ils ne dépassaient pas le filet, démontrant une maîtrise parfaite de la physique amortie.
Après une phase de poules acharnée où l'on a dénombré plus de balles perdues que de points gagnants, le classement des poules a livré son premier verdict :
Poule A :
- Président (comme de par hasard)
- Stéphane
- Jérôme
- Hadrien
- Céline
Poule B :
- Kévin (le trésorier, comme de par hasard)
- Luis
- Guillaume
- Yann
- Sandrine
Bref, jusqu'ici, les institutions étaient sauves, la hiérarchie du club rigoureusement respectée et la démocratie en parfait état de marche.
Phase finale
Mais cette stabilité de façade n'a pas résisté aux demi-finales, théâtre d'un coup d'État sans précédent. Dans la première confrontation, Stéphane a en effet commis l'irréparable : un véritable crime de lèse-majesté en éliminant Kévin le trésorier. Ce dernier a immédiatement demandé un audit des comptes du tournoi, mais la commission d'arbitrage (présidée par Alex) a rejeté le recours pour vice de forme.
Dans l'autre demi-finale, plus soucieux de maintenir l'ordre établi, le Président a écarté Luis pour s'offrir une nouvelle place en finale.
Pour la 3e place, la petite finale a vu un Kévin particulièrement remonté par son élimination prématurée. Le pauvre Luis en a fait les frais, essuyant un 10-3 sec et sans concession.
Puis est venue la grande finale. Le suspense était à son comble pour un match à rallonge qui a failli battre le record de durée de Mahut-Isner. La VAR n'étant toujours pas votée au budget, le système d'arbitrage est resté basé sur la méthode traditionnelle : crier "FAUTE !" le plus fort possible et regarder fixement le sol. Et c'est finalement notre Président bien-aimé qui l'emporte 14-9, conservant ainsi son titre et les clés du club-house.
Pendant ce temps, tous les autres matchs de classement se sont enchaînés entre les spectateurs - pardon, les autres participants - pour établir la hiérarchie officielle de cette seconde édition.
Classement final
- Président (seul arbitre habilité)
- Stéphane (fomentateur de coup d’Etat et régicide à ses heures)
- Kévin (trésorier déchu)
- Luis (victime collatérale de la vengeance administrative)
- Guillaume (journaliste neutre et intègre)
- Yann (35% d’ace, 65% de doubles-fautes)
- Jérôme (stratège de la bière de trop)
- Hadrien (expert en service à la cuillère)
- Sandrine (seule joueuse à garder son calme malgré un tableau manifestement truqué)
- Céline (détentrice du plus beau style mais victime d'un complot du calendrier)
Bravo à tous les participants ! Cette édition aura tenu toutes ses promesses ou presque. On se donne rendez-vous l'an prochain pour la troisième victoire du Président.
Guillaume
Dictateur en chef du pôle journalistique du TCF













